Crues Népal-Tibet : au moins 180 morts, 4 Français disparus
Une crue liée à l'effondrement d'un glacier a frappé la frontière Népal-Tibet le 26 août. Les bilans divergent. Au moins quatre Français sont recherchés.

Le 26 août, une masse d'eau, de boue et de roches a déferlé à la frontière entre le Népal et le Tibet. L'US Geological Survey décrit un effondrement glaciaire et un flux de débris, avec une activité sismique de magnitude 5,2 à 8 h 37 heure locale — pas un séisme classique suivi d'un glissement, selon cette lecture.
Les chiffres bougent. Selon l'AFP, au moins 177 morts côté népalais et 3 au Tibet (environ 180). La police népalaise, citée par Le Monde, a ensuite fait état d'au moins 270 morts. Plus de 1 300 personnes restent recherchées selon plusieurs décomptes. Les communications sont coupées dans des secteurs. Une personne « disparue » peut être injoignable.
Des Français parmi les recherchés
L'Office du tourisme népalais a indiqué, jeudi 27 août, qu'au moins quatre Français figuraient parmi les disparus, sans identité publique. Le Quai d'Orsay avait auparavant recensé 80 Français ayant signalé leur présence au Népal. D'autres voyageurs peuvent se trouver dans la zone.
Parmi les étrangers recherchés côté Népal : 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, selon le bureau du tourisme népalais repris par l'AFP.
Ce qui s'est passé dans les vallées
La vague a touché notamment la vallée de la Trishuli (district de Nuwakot) et Gyirong Port, côté tibétain. Des images de surveillance authentifiées par l'AFP montrent un front de débris balayant véhicules et bâtiments. L'armée népalaise a évacué plus d'une centaine de personnes par les airs, selon les autorités.
Un lac formé en amont n'était pas totalement libéré jeudi. Des scientifiques ont prévenu qu'une deuxième crue n'était pas exclue.
Les familles sans nouvelles d'un proche au Népal s'adressent au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, pas aux commentaires.
Sources